Portrait de Fabien David, lauréat du prix Audace Île-de-France

Témoignage

Portrait de Fabien David, lauréat du prix Audace Île-de-France

Fabien David, 32 ans, a été élu meilleur auto-entrepreneur d’Île-de- France grâce au prix Audace. Son prix lui a été remis sur le salon des entrepreneurs de Paris en présence de La Ram et de l’Union des Auto-Entrepreneurs (UAE). Portrait d’un « touche-à-tout » pour qui indépendance rime avec liberté.

Portrait de Fabien David, lauréat du prix Audace Île-de-France

Paysagiste mais pas seulement. Fabien David est un véritable « couteau-suisse » qui combine dessin, photographie, enseignement, installations artistiques, aménagement de jardins privés et publics et collaboration sur des projets d’urbanisme. En 2009, il crée son auto-entreprise nommée « Fada ». Il fait alors partie des pionniers de l’auto-entreprise puisque ce dispositif a été créé en 2008.

Pourquoi avoir opté à l’époque pour ce statut ? « Mon diplôme en poche, j’ai répondu à un appel d’offre pour lequel il fallait que je sois en mesure de facturer mes prestations. En tant que paysagiste, il n’y avait pas de statut dédié. Je me suis donc lancé dans l’auto-entreprise, un peu à l’aveugle au début, sans retour d’expérience, sans accompagnement ni formation. Mais grâce aux formalités simplifiées, je me suis très vite adapté. »

Après huit ans sous ce statut, avez-vous des envies d’autre chose ? « Non. Ce statut d’auto-entrepreneur me convient car il m’offre une grande liberté et de la simplicité dans la gestion de mon activité. Je n’ai pas une envie dévorante de développer de manière exponentielle mon activité et l’auto-entreprise est tout à fait adaptée à mon mode de vie. »

Lors de votre participation au prix Audace, qu’est ce qui selon vous a retenu l’attention des jurés ?  « C’est un confrère qui m’a parlé de ce concours. J’ai été sélectionné pour présenter mon projet devant un jury le 26 janvier dernier. Ma spécificité par rapport aux autres candidats, c’est peut-être d’avoir présenté un projet en individuel. J’ai démontré que j’étais capable de travailler à différentes échelles, mais toujours dans la simplicité. »

« Couteau-suisse » et autodidacte, travaillez-vous toujours en solo ? « Je peux travailler en collaboration avec d’autres partenaires sur des projets d’envergure mais sinon j‘apprécie le fait de faire par moi-même. Je mène mes projets au gré des rencontres, avec l’humain comme fil conducteur. »